:: L'effondrement du mont Granier


Dans la nuit du 24 au 25 novembre 1248 le Mont Granier (1933 mètres) situé au croisement de la vallée du Grésivaudan, de la combe de Savoie et de la cluse de Chambéry s'effondre partiellement, miné par des pluies.

Ce formidable glissement forme une langue de couches marneuses, de pierraille et de blocs de rochers mêlés qui ravage la vallée sur une superficie de 30 km² (d'une épaisseur variable de 100 m à plusieurs dizaines de mètres, ce qui explique le volume considérable des éboulis,proche de 500 millions de m³), détruisant la petite ville de St André siège du décanat de Savoie, une quinzaine de hameaux. L'avalanche s'arrêtera au pied du village de Myans que l'on dédiera à la Vierge. On ne retrouvera que de maigres vestiges des habitations.

(source : Albert Pachoud et Vin De Savoie)

 

:: À la reconquête du terrain

 

Progressivement, les terrains incultes résultant du cataclysme du Granier ont été reconquis. Cette remise en état de surfaces d'éboulis dans la vallée ne fut pas uniquement le fait des gens d'Apremont et des Marches. Un manifeste daté du 18 juillet 1804,ayant trait aux terrains écroulés en 1248 puis peu à peu défrichés, est signé par 227 exploitants originaires d'Apremont, Saint-Baldoph, Barberaz, La Ravoire, Saint-Jeoire, Saint-Alban-Leysse, Challes-les-Eaux, Chambery, Les Marches, Puygros, Thoiry, La Thuile, Arbin, Entremont. En 1728, d'après la mappe Sarde, le vignoble d'Apremont recouvrait 126 hectares. Il continua à se développer durant le XVIIIème siècle et le début du XIXème siècle.

C'est sur ce site que l'on élève aujourd'hui le plus célèbre cru de Savoie l'Apremont.